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Les lipides (matières grasses) sont transformés lors de la digestion par des enzymes pour être transformés en acides gras utilisables par les systèmes sanguin et lymphatique.
Ces acides gras se présentent sous forme de molécules (C-H-O : Carbone- Hydrogene- Oxygene). On distingue les différents acides gras en fonction du nombre de doubles liaisons (liens particuliers entre deux atomes).
La majeure partie des acides gras va servir à fournir l’énergie à l’organisme, d’autres vont contribuer aux bons fonctionnements de certains processus métaboliques.
Il y a trois familles d’acides gras :
acide butyrique (dit saturé) que l’on trouve dans les graisses animales, produits laitiers, beurre... Elles contribuent à augmenter le taux de cholestérol.
acide oléique (dit mono insaturé) que l’on retrouve essentiellement dans les huiles végétales fluides (olive, arachide, ..)
acide linoléique (dit poly insaturé) que l’on retrouve dans le maïs, tournesol, soja.. c’est de lui que dérivent les acides gras essentiels
Les graisses insaturées (mono ou poly-insaturées) contribuent à baisser le taux de mauvais cholestérol, elles proviennent essentiellement des huiles végétales, et des produits marins.
Les acides gras oméga-9 font partie des acides gras monoinsaturés. Le principal acide gras oméga-9 est l’acide oléique.
L’organisme peut fabriquer les oméga-9 à partir des gras saturés. Il les puise aussi directement dans plusieurs aliments dont, notamment, l’olive et l’huile d’olive.
Les acides gras oméga-9 se retrouvent principalement dans les huiles végétales, les noix et les fruits.
Pour les huiles végétales, les huiles d’olive, arachide, canola et sésame offrent une quantité assez importante d’oméga-9.
Les noix de macadamia, noisette, amande, noix d’acajou, pistache, offrent une quantité intéressante d’oméga-9.
Enfin, certains fruits aussi sont riches en acides gras oméga-9 comme l’olive et les avocats.
Selon des recherches réalisées en 1999 aux Etats-Unis, il a été démontré qu’une alimentation riche en acides gras monoinsaturés (ou oméga-9) pourrait contribuer à réduire le risque de souffrir de troubles cardiovasculaires. Mais attention, pour que les effets de oméga-9 soient bénéfiques, certaines conditions doivent être respectées.
Tout d’abord, l’apport quotidien en matières grasses ne doit pas dépasser 30 % de l’apport calorique total. La moitié de ces matières grasses doit provenir des gras monoinsaturés (oméga-9), un quart des gras polyinsaturés (oméga-3 et oméga-6) et le dernier quart, des gras saturés.
Il a été également prouvé que, en plus de leurs effets bénéfiques sur les taux de cholestérol LDL et HDL, les acides gras oméga-9 auraient également des effets bénéfiques sur les risques d’hypertension. Intégrés à un régime spécifique, les gras monoinsaturés auraient une action avantageuse chez certains patients souffrant de diabète de type II.
Enfin, des études ont démontré qu’une consommation élevée d’olives et d’huile d’olive (riche en oméga-9) permettrait de réduire les risques de cancers du sein, du côlon et de la prostate. Mais ces résultats sont à nuancer puisque ces effets bénéfiques n’ont été démontrés que pour une consommation élevée d’huile d’olive. Or, l’huile d’olive est également riche en substances antioxydantes qui pourraient être aussi à l’origine de cette diminution de risque de cancers.
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