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Avec le début du printemps certains d’entre nous souffrent du « rhume des foins » : les pollens viennent alors nous chatouiller les cloisons nasales, les yeux pleurent...
Eternuements, nez qui coule, yeux irrités, difficultés respiratoires... l’allergie aux pollens constituent un véritable fléau pour des milliers de personnes. Près de 10 à 20 % de la population souffrent de « rhumes des foins » ou « rhinites allergiques » dus aux pollens.
On distingue généralement différents symptômes à l’allergie au pollen. Il y a tout d’abord la rhinite allergique saisonnière, lorsque le nez est bouché, le nez coule et démange, on éternue. On recense aussi la conjonctivite allergique saisonnière lorsque les yeux deviennent rouges et piquent, avec sensation de sable dans les yeux.
Enfin, sachez que les petits pollens peuvent provoquer des crises d’asthmes, en effet, ceux-ci peuvent pénétrer jusque dans les bronches.
Les oedèmes et urticaire sont plus rares.
Les différents pollens
Avant toute chose, il est bon de se rappeler que le pollen joue aussi un rôle essentiel pour notre espèce puisqu’il contribue au développement de la végétation qui assure la régénération de l’oxygène.
Aussi, tous les pollens ne sont pas allergisants. Pour être allergisants, un grain de pollen doit disposer de substances (protéines ou glycoprotéines) reconnues comme immunologiquement néfastes pour un individu donné. Les pollens allergisants sont émis par des plantes (arbres et herbacées) anémophiles, c’est-à-dire des plantes qui disséminent les grains de pollens par le vent. A l’inverse, on retrouve les plantes entomophiles qui nécessitent l’intervention d’un insecte pour assurer leur fécondation en transférant le pollen de la fleur mâle d’origine à la fleur femelle réceptrice. Ces dernières ne sont pas allergisantes.
Pour être plus clair, les allergologues ont l’habitude de classifier les pollens allergisants comme suit :
le pollen des arbres, qui est lui divisé en plusieurs familles. Les principales sont : les bétulacées (aulne, noisetier, bouleau, charme ...), les fagacées (châtaignier, chêne, hêtre ...), les oléacées (olivier, frêne, troène ...), les cupressacées (cyprès, genévrier ...), les salicacées (saule, peuplier ...), ... ;
le pollen des graminées fourragères (dactyle, phléole, ivraie, pâturin des prés, flouve ...) ;
le pollen des herbacés avec les plantaginacées (plantain), les urticacées (pariétaire), les polygonacées (oseille), les chénopodiacées (chénopode, amarante), les composées (armoise, ambroisie, pissenlit, pâquerette, marguerite, génépi, absinthe, arnica, aster, verge d’or, chrysanthème).
Pour mieux les reconnaître, en voici quelques exemples :
Plantes ou arbres à pollen allergisant |
Aspect |
Pollinisation |
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| Ambroisie |
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août - septembre voire octobre |
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| Armoise |
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d’août à octobre |
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| Bouleau |
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de mi-mars à fin avril |
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| Chêne |
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mai |
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| Frêne |
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avril à fin mai |
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| Graminées |
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avril à octobre |
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| Plantain |
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fin juin à fin septembre |
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| Noisetier |
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janvier-février |
Il est également important de savoir que la pollution joue aussi un rôle sur les rhinites allergiques. En effet, la pollution peut à la fois agir sur les pollens en modifiant leur structure biochimique extérieure et par là même leur allergénicité et sur les muqueuses respiratoires de l’homme en modifiant sa sensibilité immunologique aux grains de pollens.
La saison des pollens
En règle générale, on distingue trois grandes saisons polliniques qui se déroulent de janvier à octobre. Il y a tout d’abord la saison des arbres qui débute en janvier dans le Sud de la France, la saison des graminées qui se situe entre mai et juillet, puis la saison des herbacées qui débute en juin pour se terminer à l’automne.
Les solutions naturelles
La quercétine dans votre alimentation peut avoir des effets bénéfiques. La quercétine est un flavonoïde issu de végétaux : herbes, fruits et légumes.
Elle peut avoir des effets antiallergiques, anti-inflammatoires et anti-oxydants. Pensez donc à favoriser les pommes, les oignons, le thé, les baies, le chou, le chou-rave, le brocoli, le chou-fleur, plusieurs graines et noix. Attention toutefois, certaines personnes peuvent être allergiques à l’oignon, et dans ce cas, il doit être évité.
La vitamine C aurait des effets bénéfiques, antioxydants voire antihistaminiques. Le zinc semble avoir un effet bénéfique pour le nez.
Enfin, on m’a également conseillé l’eau de mer, déjà connue pour ses propriétés nettoyantes des fosses nasales. On la trouve généralement en pulvérisateur. En effet, elle permet de ramollir les croûtes éventuelles, et chasse ainsi les poussières et pollens grâce au mécanisme de pulvérisation. Ces effets bénéfiques sont principalement dus aux oligo-éléments contenus dans ces produits : la manganèse (anti-allergique), le cuivre (anti-inflammatoire) et l’argent (antisepsie).
Par ailleurs, il est désormais possible de se faire désensibiliser. La désensibilisation est le seul traitement qui permette de modifier l’évolution naturelle de la maladie en rééquilibrant le système immunitaire. Elle consiste à administrer progressivement des doses croissantes d’extraits d’allergènes. L’immunité étant ainsi modifiée, les symptômes, en cas d’exposition ultérieure à l’allergène incriminé, disparaissent ou s’atténuent.
Mais la désensibilisation n’est accessible à tous, demandez l’avis de votre médecin.
Enfin, sachez que le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.) diffuse chaque jour sur son site Internet un bulletin allergo-pollinique avec les risques allergiques par villes, en fonction des différentes plantes et arbres.
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