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L’éjaculation précoce affecterait de 30 % à 35 % des hommes et représente, de fait, le problème sexuel masculin le plus répandu.
On parle d’éjaculation précoce ou prématurée lorsque celle-ci survient trop tôt, c’est-à-dire avant que l’homme ne le souhaite : soit avant la pénétration pendant les préliminaires, soit très rapidement (quelques secondes ou minutes) après la pénétration, et cela à chaque relation sexuelle.
La notion d’un temps minimum n’a pas cours. Qu’elle ait lieu avant la pénétration ou 5 minutes après, le problème est le même, il n’y a pas de contrôle.
On distingue deux types d’éjaculation précoce :
l’éjaculation précoce primaire qui est présente depuis le premier rapport sexuel et qui est très souvent liée à des causes psychologiques
l’éjaculation précoce secondaire, plus rare, elle apparaît après une période de vie sexuelle normale et peut-être attribuable à des causes physiques ou psychologiques.
L’éjaculation précoce est donc largement associée au manque de contrôle. L’homme n’a pas conscience de la montée de l’excitation sexuelle et n’arrive à gérer cette excitation. L’éjaculateur précoce ne maîtrise pas son excitation et jouit plus rapidement qu’il ne le souhaite. La sensibilité et l’émotivité ne permettent pas de maîtriser leur excitation sexuelle.
Encore une fois, cette situation peut se présenter à l’occasion chez un homme normal et en bonne santé. Chez l’éjaculateur précoce, le phénomène n’est pas occasionnel, il constitue plutôt une constante.
L’éjaculation précoce empêche les 2 partenaires d’apprécier pleinement l’acte sexuel. Si elle se répète, elle peut devenir source de frustration pour l’homme comme pour la femme. C’est pourquoi il est important d’en parler et de la résoudre, si possible en couple.
Les hommes vivent souvent cette difficulté comme une "maladie honteuse". Pourtant elle est très répandue.
L’éjaculation précoce survient parfois à un moment donné de la vie, ou avec une personne particulière. Dans ces cas-là, le déclencheur est souvent psychologique. Cette situation, quand elle dure, plonge irrémédiablement l’homme dans une situation d’angoisse de performance qui aggrave un peu plus le trouble au fur et à mesure des rapports. Plus on échoue, et plus on a peur de l’échec...
C’est pour cela qu’il est important de prendre conscience et d’accepter le problème... et d’en parler.Et c’est souvent l’impossibilité de satisfaire leur partenaire qui pousse les hommes à consulter. Certains se décident d’ailleurs après une rupture sentimentale.
On parle d’éjaculation précoce ou prématurée lorsque celle-ci survient trop tôt, c’est-à-dire avant que l’homme ne le souhaite : soit avant la pénétration pendant les préliminaires, soit très rapidement (quelques secondes ou minutes) après la pénétration, et cela à chaque relation sexuelle.
La notion d’un temps minimum n’a pas cours. Qu’elle ait lieu avant la pénétration ou 5 minutes après, le problème est le même, il n’y a pas de contrôle.
Dans la très grande majorité des cas, l’éjaculation prématurée est liée à des soucis d’origine psychologique :
période de doute ou de stress (professionnels, matériels, familiaux, conjugaux...),
anxiété de la performance, peur de ne pas être à la hauteur,
traumatismes psychologiques : expériences sexuelles passées décevantes, traumatisantes...
une éducation reposant sur des principes religieux stricts qui présentent comme un péché de luxure les rapports sexuels avant le mariage ou de faire l’amour dans un autre but que la procréation
rapports trop rares.
Mais les facteurs psychologiques ne pas les seuls en cause : les dernières recherches scientifiques permettent d’affirmer que dans la certains cas, l’éjaculation précoce est aussi liée à des problèmes physiologiques :
une hypersensibilité de la peau du pénis
infections ou inflammation de l’urètre
un prépuce trop court, à l’origine d’une verge qui se recourbe et d’un plan qui frotte beaucoup plus contre la paroi du vagin. Ceci serait à l’origine d’une stimulation trop rapide.
Dans tous les cas, le dialogue est essentiel pour éviter que le phénomène ne s’installe et ne perdure, ce qui peut avoir des répercussions sur la vie sexuelle et sentimentale du couple.
L’une des premières choses est de dédramatiser. Le dialogue entre les deux partenaires, l’affection peut être un très bon remède.
Prenez le temps de communiquer affectueusement et tendrement avec votre partenaire. Accordez de l’importance à l’ambiance et aux préliminaires.
Il est important aussi d’apprendre à se détendre. Pour certains chercheurs, l’éjaculation précoce est un problème lié à l’anxiété. Vous pouvez apprendre à maîtriser votre stress en faisant, par exemple, de l’exercice ou de la relaxation.
Aussi, le premier point pour l’homme est d’apprendre à reconnaître l’imminence de son éjaculation afin de pouvoir la maîtriser par la suite.
Enfin, si vous vous sentez suffisamment à l’aise avec votre partenaire, certains professionnels recommandent deux types d’exercices :
pratiquer l’arrêt-départ. Cette technique, à mettre en application idéalement avec sa partenaire, consiste à stimuler le pénis jusqu’au moment qui précède l’éjaculation et à arrêter. Répétez l’exercice plusieurs fois
comprimer le pénis. Lors de stimulations, lorsque l’homme sent que l’orgasme est imminent, il s’agit de comprimer le pénis à la hauteur du gland jusqu’à ce que la sensation d’éjaculation imminente disparaisse. L’érection cesse partiellement et la stimulation peut reprendre. Répétez cet exercice plusieurs fois avant de vous laisser aller jusqu’à l’orgasme.
Dans ce domaine, il n’existe pas de remèdes miracles. A ce jour, aucun médicaments, plantes n’ont fait leurs preuves scientifiquement.
Comme le problème est surtout d’ordre psychologique, il n’est pas toujours facile de le régler seul. L’aide d’un professionnel peut alors se révéler indispensable, d’autant plus que le taux de résolution de cas est très élevé. Consultez un sexologue.
Car l’un des moyens réellement efficace est de reprendre l’apprentissage du contrôle de son excitation et de son réflexe éjaculatoire. Et c’est d’autant moins difficile qu’on s’y prend plus tôt. Certains y parviennent seuls, d’autres en couple, d’autres encore grâce à l’intervention d’un spécialiste de la sexualité.
Les sexologues proposent des thérapies comportementales. Il s’agit de se déconditionner, c’est-à-dire de perdre les "mauvais réflexes" et de se reconditionner dans le sens souhaité.
Après, trouver le bon sexologue n’est pas toujours facile. Certains sont médecins, d’autres pas. Les méthodes de traitement diffèrent de l’un à l’autre. Certains ont suivi une formation de sexologie, mais pas tous. Deux diplômes valident la compétence en sexologie. L’un concerne les médecins et s’intitule diplôme inter-universitaire (DIU) de sexologie. L’autre accorde la compétence aux psychologues cliniciens : c’est un diplôme universitaire (DU) de sexualité humaine. Ces qualifications sont précisées sur les plaques.
Enfin, l’harmonie, l’amour et la compréhension dans le couple sont les meilleurs remèdes qui permettent de gérer ce problème.
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