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Le sélénium est un oligo-élément indispensable à l’organisme humain. Vous en avez sûrement déjà entendu parler, le sélénium est très prisé en ce moment...
Comme la plupart des oligo-éléments, le sélénium joue un rôle clé dans l’ensemble de l’organisme. Il est surtout reconnu pour ses propriétés anti-oxydantes. Il intervient dans le métabolisme des radicaux libres par l’oxydation des lipides au niveau des membranes cellulaires. Rappelons que les radicaux libres sont à l’origine du vieillissement et contribuerait à l’apparition de certains types de cancer, de maladies cardiovasculaires.
En termes techniques, on dit que le sélénium permet à l’organisme de produire la glutathion peroxydase.
Mais le sélénium intervient aussi dans d’autres processus. Il joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du système immunitaire et est fortement impliqué dans la fabrication de la glande thyroïde. C’est pourquoi certaines hypothyroïdies sont aggravées par des carences en sélénium.
Enfin, sachez messieurs que le sélénium entre dans la composition de protéines spécifiques des spermatozoïdes, de la prostate...
L’AFSSA préconise un apport nutritionnel recommandé en sélénium :
enfant de 0 à 6 mois : 15 microgrammes/jour
enfant de 7 mois à 3 ans : 20
enfant de 4 à 8 ans : 30
enfant de 9 à 13 ans : 40
personnes de 14 ans et plus : 55
Les principales sources alimentaires de sélénium sont la viande et les poissons (rognons, sardines, thon, dinde, rôti de porc...), les œufs entiers, le fromage, mais également les noix du Brésil, graines de sésame, germe de blé, de seigle, d’orge...
Cependant, tous ces aliments cités n’auront pas la même en sélénium...
Et oui, il faut savoir que la teneur en sélénium d’un aliment (notamment grains et légumes) dépend directement de la teneur en cet oligo-élément dans les sols où ils sont cultivés. De même, la teneur des aliments de source animale dépend de celle des rations alimentaires des animaux.
C’est pour cela que la noix du Brésil est l’un des aliments qui en contient le plus : le sol des Andes est riche en ce minéral.
Autre point : les technologies alimentaires entraînent de fortes pertes de sélénium. Le riz entier contient quinze fois plus de sélénium que le riz poli, et le pain complet en contient deux fois plus que le pain blanc.
Enfin, faites attention, une alimentation riche en graisses est pauvre en sélénium.
Protection cardiovasculaire
Des études ont permis de constater que les habitants des pays où les sols et l’eau sont pauvres en sélénium souffrent davantage de problème cardiovasculaire. C’est le cas par exemple de la Finlande où l’on trouve les pourcentages les plus faibles en sélénium dans l’eau et les sols, ainsi que le record de maladies cardiovasculaires.
Régulateur de l’hypertension
Outre les lésions oxydatives des globules rouges, une carence en sélénium semble également favoriser l’hypertension.
Prévention de certains cancers
Là également, des recherches ont démontré une corrélation entre des régions où les sols sont pauvres en sélénium et le pourcentage de personnes atteintes de certaines pathologies (ici le cancer). Des études réalisées aux États-Unis ont révélé que la fréquence des cancers du sein et du côlon était plus élevée dans les régions pauvres en sélénium.
Cela s’explique par le fait que, associé à la vitamine E, le sélénium provoque la formation d’anticorps indispensables à la défense de l’organisme.
Mais c’est au sujet du cancer de la prostate que cette corrélation et les résultats d’études ont été les plus probants. Les résultats d’une étude publiée en 1996 dans le Journal of American Medical Association, en sont la preuve. Cette étude fut menée auprès de 1 312 sujets dont un certain pourcentage consommait chaque jour une supplémentation en sélénium de 200 microgrammes, l’autre pourcentage consommant un placebo.
Les chercheurs ont constaté une réduction de 50 % du risque de cancer en général chez les sujets ayant pris du sélénium. Les réductions les plus spectaculaires étaient celles du cancer de la prostate (moins 63 %), du cancer colorectal (moins 58 %) et du cancer du poumon (moins 48 %). Par la suite, divers chercheurs ont repris les analyses statistiques de leurs confrères en tenant compte d’une période supplémentaire de trois ans. Les chiffres sont différents, mais restent spectaculaires : par exemple, réduction de 25 % de l’incidence totale du cancer et réduction de 52 % dans le cas du cancer de la prostate.
De quoi laisser réfléchir...
Protection cellulaire
Comme nous l’avons vu précédemment, le sélénium joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du système immunitaire, il est reconnu pour ses vertus anti-oxydantes. Lorsqu’il est associé à la vitamine E, il empêche l’oxydation des lipides et protège les cellules des radicaux libres : ainsi, il ralentit le processus de vieillissement.
Le sélénium est donc également indispensable à nos défenses immunitaires. Pris en quantité suffisante (demandez l’avis de votre médecin), il aide notre organisme à faire face aux virus.
comme pour toutes les bonnes choses, il faut veiller à consommer le sélénium en quantité raisonnable. On estime qu’au-delà de 1 000 microgrammes par jour sur une période prolongée (ce qui vous laisse tout de même une marge), le sélénium peut provoquer certaines manifestations telles que la fatigue, irritabilité ou nausées.
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