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Aujourd’hui, nombre de personnes souffrent de spasmophile. Et pourtant, ce terme n’est connu qu’en France. Alors qu’en France la spasmophilie est un syndrome, elle est considérée comme un symptôme dans les autres pays.
La spasmophilie n’est pas une maladie mais un ensemble de symptômes liés à un comportement. C’est donc un syndrome. Elle correspond à une réaction de peur et à ses manifestations mais qui se produit de façon inappropriée par rapport à l’environnement.
La spasmophilie est en fait la conséquence d’une hyperventilation, cette même hyperventilation étant provoquée par une tension nerveuse (stress) non contenue. On parle aussi de crise de tétanie. La tétanie et la spasmophilie ne doivent pas être confondues : la tétanie est une maladie clairement caractérisée par des crises de contractures musculaires.
Aujourd’hui, pratiquement tout le monde est d’accord pour considérer la spasmophilie comme une forme d’hyperexcitabilité neuro-musculaire (des muscles et des nerfs) due notamment à une carence en magnésium et/ou en calcium chronique.
Pour mieux comprendre l’état de spasmophilie, on peut dire que la spasmophilie est un syndrome associant un état anxieux (appréhension, grande inquiétude) et une hypersensibilité (façon exagérée de ressentir et/ou de réagir à un stimulus externe ou interne).
On parle également d’hypersensibilité neuromusculaire et affective. La spasmophilie regroupe donc des troubles à la fois psychologique et physiologique.
Ces troubles ne sont pas constants, apparaissant et disparaissant, variant d’un jour à l’autre, en fonction de l’état de santé et d’émotivité de la personne.
On retrouve généralement chez les spasmophiles les symptômes suivants :
Sensation de chaleur, de froid, frissons, tremblements
Sensations de perte de connaissance, sans réelle perte de connaissance
Picotements au niveau des doigts, des lèvres
Palpitations.
On distingue notamment les symptômes physiques des symptômes psychologiques :
Symptômes physiques
maux de tête
bourdonnements d’oreilles
boule dans la gorge
douleurs musculaires notamment dans le cou ou le dos
troubles digestifs
fatigue, troubles du sommeil
tremblements
vision floue...
Symptômes psychologiques
irritabilité
nervosité
phobies, obsessions
problèmes de concentration
manque de confiance en soi.
Parmi ces symptômes, on retrouve généralement les symptômes de personnes souffrant de déficit magnésique :
malaises divers : douleurs thoraciques ou abdominales, palpitations, "boule" dans la gorge, sensation de malaise, troubles digestifs variés
asthénie physique et/ou intellectuelle : sensation de "jambes coupées", de "tête vide", "coups de pompe"
douleurs musculaires cervicales, dorsales ou lombaires, fourmillements et "impatiences" dans les jambes, contractions involontaires des muscles des paupières, du visage ou des membres, gêne respiratoire avec "besoin d’air" et envie "d’ouvrir les fenêtres".
Ces états peuvent se manifester de manière aiguë, sous forme de crises marquées par une angoisse intense, accompagnée de nombreux symptômes cités ci-dessus, mais ils peuvent aussi se manifester de manière chronique, entraînant insomnie, fatigue, oppression, faiblesse musculaire...
Beaucoup de professionnels s’accordent pour dire que la spasmophilie est très probablement transgénérationnelle, qu’elle se manifeste par une grande dépendance à
l’environnement et une vulnérabilité aux stress, le plus souvent présent dès la naissance.
La spasmophilie toucherait en majorité les femmes. On estime que 75 % des spasmophiles sont des femmes.
Cela s’expliquerait par le fait que, physiologiquement, la femme est soumise à de beaucoup plus fréquentes et intenses adaptations (en raison des fluctuations hormonales), mais également par le fait que les femmes auraient une sensibilité émotionnelle particulière.
En plus de ces facteurs héréditaires et « hormonaux », on recense généralement trois principaux facteurs de risque :
problème d’hyperventilation : la respiration du spasmophile est rapide et superficielle, le souffle est court. Cela entraîne un manque d’oxygénation cellulaire qui provoque une sécrétion d’adrénaline ainsi qu’une élimination excessive de gaz carbonique, responsable de l’alcalinisation des tissus ;
un déficit dans l’organisme de certains micro-nutriments : oligo-éléments (magnésium, phosphore), minéraux (calcium), vitamines D et B6
le stress (voir rubrique stress).
Tout comme pour le stress, il n’y a bien sûr pas de remèdes miracles... En fait, étant donné que chaque personne réagit différemment, ce sera à chacun de trouver et de comprendre les éléments qui poussent aux crises de spasmophilie afin de mieux pouvoir la contrer.
Généralement, on préconise d’agir sur plusieurs grands axes :
Une alimentation adaptée
Chez les personnes sujettes aux crises de spasmophilie, tout professionnel recomandera de privilégier les aliments riches en magnésium, calcium et phosphore tels que les céréales, chou frisé, haricots verts, tomate, banane, laitages, poissons et fruits de mer... Parfois, il s’avère que ces crises étaient simplement dues à des carences en magnésium et calcium.
Aussi, il faut bien savoir que lorsque notre organisme est victime de carences nutritionnelles, notre système nerveux s’en trouve plus fragilisé et vulnérable.
De plus, certains aliments peuvent augmenter le sentiment de stress. C’est le cas par exemple de l’alcool, du café, du thé « fort », du cola, des aliments à teneur élevée en sucres raffinés...
Et d’un autre côté, il faut aussi savoir que certains aliments peuvent à réduire les symptômes des crises de spasmophilie. C’est le cas par exemple des aliments riches en céréales complètes (pour l’énergie), en antioxydants (fruits, légumes, thé vert...), en protéines (production de dopamine), et en acides gras essentiels (bon fonctionnement du système nerveux).
Encore une fois, chaque personne étant différente, on ne peut vraiment définir quels seront les aliments qui seront les plus bnéfiques. Pour cela, je vous préconise de demander conseil à un spécialiste (nutritionniste, naturopathe...).
Enfin, des allergies alimentaires peuvent être aussi responsables de troubles proches de ceux de la spasmophilie et certains aliments peuvent aggraver certains symptômes. Donc en cas de doute, n’hésitez pas à consulter un médecin.
Et pensez à boire beaucoup : les eaux minérales permettent d’apporter à votre organisme du calcium et du magnésium mais surtout d’éliminer les toxines.
Une activité physique régulière
On ne vous le dira jamais assez, mais la pratique régulière d’une activité physique est bénéfique en tout point.
Dans le cas du stress par exemple, sachez qu’une activité physique un minimum énergique « brûle » les hormones de stress en excédent et réduit la tension accumulée dans les muscles. Pour cela, une demi-heure de vélo, marche, jogging... suffisent.
Apprendre à se détendre et à gérer les crises
Apprendre à se détendre et à gérer ses crises n’est pas une tâche aisée, les personnes souffrant de spasmophilie pourront en témoigner. Pourtant quelques techniques simples et praticables par tous à tout moment peuvent s’avérer efficaces. Ces techniques de détente permettent d’atténuer, stopper et même empêcher les symptômes du stress. En voici quelques-unes.
Apprenez à respirer profondément. Lorsque vous êtes stressé, vous pouvez ressentir des palpitations, votre respiration se fait haletante... En essayant de ralentir consciemment votre respiration et de la rendre plus profonde (respiration abdominale), tout votre métabolisme est affecté positivement. Lorsque vous ressentez une tension, essayer de trouver un endroit tranquille, adoptez une position confortable, fermez les yeux, puis inspirer par le nez. Concentre-vous par exemple sur un lieu qui vous est particulièrement agréable et essayez de vous y représenter physiquement.
Essayez de prendre de la distance par rapport aux problèmes, et éliminez un maximum de facteurs favorisants votre stress.
Sachez trouver un moment dans votre emploi du temps journalier, hebdomadaire, mensuel et annuel, pour vous accordez du temps pour vous, vous permettant de vous laisser aller à ce que vous avez envie sans aucune contrainte et en toute tranquillité.
Plutôt que de rester abattu devant un problème, une inquiétude, agissez. Etablissez un plan d’action afin de retrouver un peu de sérénité.
Cherchez à comprendre vos émotions pour mieux les gérer. Pourquoi êtes-vous si stressé. Quelle en est vraiment la cause ? Cherchez à les partager, à en parler. Exprimez toujours votre pensée ou votre ressenti, et ne soyez jamais en contradiction avec vous-même. Cela n’ôtera pas les soucis, mais votre tension baissera d’un cran, et celle de votre entourage aussi !
Enfin, sachez dire non à des propositions qui ne vous conviennent pas, et évitez, autant que possible, les situations que vous connaissez comme étant difficiles à supporter.
Tenez un journal
Chaque jour notez sur un cahier ce que vous avez fait au cours de la journée et notez surtout comment vous avez ressenti les différentes situations, les émotions que vous avez éprouvées. Si un moment vous a paru plus important, soulignez le.
Cela vous permettra de répertorier les événements que vous vivez, et vous fera prendre conscience plus tard de vos réactions face à une situation. Et lorsque vous serez en période de crise, vous pourrez revenir sur les jours passés et découvrir quel pourrait être la cause de ce malaise.
Voici les plantes et oligo-éléments les plus couramment recommandées par les naturopathes pour les problèmes de spasmophilie et de stress. Pour savoir comment les utiliser, n’hésitez pas à demander les conseils d’un naturopathe.
Magnésium
Le magnésium est le minéral anti-stress par excellence. Or, on a pu constater chez de nombreuse personnes que des carences en magnésium se traduisaient bine souvent par de la fatigue, de l’irritabilité, des palpitations, voire des insomnies. Le surmenage et le stress sont en général également de grands consommateurs de magnésium.
Il devient donc important de renouveler notre stock en magnésium car une carence en magnésium nous rend encore plus susceptible au stress et aux crises de spasmophilie.
Pour mettre un terme à ce cercle vicieux, il faut donc consommer des aliments contenant ce minéral - principalement des céréales complètes, des fruits oléagineux, des légumineuses, du soja ou du chocolat (de préférence noir) - ou avoir recours à des compléments.
Et sur les conseils de votre médecin, optez pour la supplémentation (ampoules ou gélules), en cure d’un mois.
Phosphore
Le phosphore n’existe pas à l’état brut dans le corps. Il s’y trouve sous forme de phosphates de différents composés dont le calcium (phosphate de calcium), le sodium, le potassium : il intervient notamment dans la mise en réserve et le transport de l’énergie dans les cellules.
Il est utilisé en oligothérapie comme régulateur de l’excitabilité neuromusculaire et intervient à ce titre, entre autres, dans la spasmophilie, les colopathies fonctionnelles.
Bigaradier
L’oranger bigaradier est un arbrisseau épineux qui produit l’orange amère. On utilise essentiellement les fleurs et les feuilles, dont on extrait les essences. Le bigardier est employé en médecines alternatives pour atténuer l’hyperexcitabilité neuromusculaire, la nervosité, l’anxiété, ainsi que les palpitations cardiaques et les spasmes digestifs qui y sont liés.
Le bigardier est disponible sous forme de feuilles ou de fleurs séchées (en infusion), d’eau de fleur d’oranger, d’extrait aqueux (ampoules buvables).
Mélisse
La mélisse est stimulante, elle facilite la digestion et calme les douleurs d’estomac mais aussi les tensions nerveuses. Elle augmente le flux biliaire, ce qui permet à l’estomac de faire rapidement son travail.
On ma prend généralement en infusion : mettez une cuillère à soupe dans 1/4 de litre d’eau bouillante, laisser infuser 10 minutes.
Aubépine
On utilise généralement toutes les parties de cet arbuste à l’exception des baies qui sont toxiques, car elles renferment de l’acide cyanhydrique.
L’aubépine a récemment été reconnue pour ses propriétés remarquables et son action sur les troubles cardiaques, elle régularise la tension, supprime les palpitations et facilite le sommeil en diminuant l’anxiété. Pour ces traitements, on utilise de préférence les feuilles, de plus, son emploi peut être prolongé presque indéfiniment, car l’aubépine n’est pas toxique.
Ginseng
Le ginseng est doté de propriétés immunostimulantes et équilibrantes.
Cette plante millénaire originaire de Chine était le remède des empereurs chinois.
Le ginseng stimule le système immunitaire et les capacités de résistance de l’organisme.
La particularité du ginseng réside dans ses capacités adaptogènes : cela signifie qu’il régularise et harmonise en douceur les fonctions du corps humain. Ainsi, les forces augmentent, la concentration s’améliore, la vulnérabilité au stress diminue ; il en résulte un regain de vitalité physique et psychique et une meilleure défense contre les agressions extérieures.
Rhodiole
Le rhodiole doit son nom à l’odeur de rose que dégage sa racine. C’est une plante adaptogène car elle accroît, de manière générale, la résistance de l’organisme aux divers stress qui l’affectent. Il agit comme un stimulant général.
L’utilisation à court terme de rhodiole permettrait donc de lutter contre le stress et la fatigue et de fournir des performances cognitives supérieures dans ces conditions.
Passiflore, houblon
La passiflore, tout comme le houblon sont tous deux reconnus pour leurs propriétés sédatives et calmantes. Utile contre l’insomnie, les états nerveux (angoisse, hystérie, palpitations), la neurasthénie, l’excitation cérébrale, voire l’épilepsie, elle a également servi à soigner les troubles de la ménopause.
Massothérapie
La plupart des massages ont un effet à la fois apaisant et énergisant, diminuent l’excitabilité nerveuse et soulagent les affections causées par le stress (les maux de dos, la migraine, l’épuisement, l’insomnie, etc.).
La relaxation et la respiration
La sophrologie, le yoga, le tai-chi sont de très bonnes méthodes pour apprendre à écouter son corps, à le comprendre et à le maîtriser. Dans ces méthodes, l’accent est souvent mis sur le travail de la respiration.
Un bon bain chaud peut également apporter beaucoup de détente et calmer.
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