Sécheresse Vaginale : Quelles solutions naturelles et durables ?

Près d’une femme sur deux souffre de sécheresse vaginale à partir de 50 ans. Certaines sont concernées dès 17 ans....

Plusieurs articles de Sante-Naturelle ont abordé la secheresse vaginale, notamment au travers de la Ménopause.

Mais je n’avais jamais approfondi ce domaine de la secheresse vaginale. Plusieurs personnes de mon entourage m’en ayant fait la suggestion, me voici donc lancée...

La sécheresse vaginale qui est, de fait, une secheresse des muqueuses, concerne plusieurs millions de femmes et, pourtant, peu de solutions sont proposées pour améliorer leur situation qui peut vite tourner en un véritable enfer. Il existe des crèmes, gels et autres, mais ils ne font qu’agir sur les conséquences et non sur les causes de la sécheresse vaginale.

En outre, un tabou existe autour de la secheresse vaginale : difficulté à en parler avec son conjoint, d’échanger à ce propos avec son médecin.

Enfin, comme c’est le cas bien souvent pour des problèmes concernant uniquement les femmes, le corps médical considère la sécheresse vaginale comme étant une composante de "confort" et non comme un véritable handicap, pouvant avoir des répercutions psychologiques et sociales importantes.

D’où cet article sur la sécheresse vaginale. Cet article vise à faire, dans un premier temps, un point sur les causes de la sécheresse vaginale (et partant de là, d’une façon générale de la sécheresse des muqueuses ) puis de voir quels types de remèdes peuvent être apportés. Je pense d’ailleurs faire suivre cet article d’un test comparatif de compléments alimentaires et de crèmes pouvant apporter des solutions aux problèmes de secheresse vaginale. A suivre. Vos témoignages, tests, avis sur ces produits me sera d’un grand secours. N’hésitez pas à m’en faire part. Merci par avance.

 

DEFINITION DE LA SECHERESSE VAGINALE

50 % des femmes ménopausées souffrent de sécheresse vaginale. Mais la secheresse vaginale n’est pas uniquement liée à la ménopause, puisque 20 % des femmes âgées de 18 à 39 ans en souffrent.

En un certain sens, la sécheresse de la muqueuse du vagin peut être comparée avec les troubles de l’érection chez l’homme.

La sécheresse vaginale, rendant pénibles si ce n’est impossibles les relations sexuelles, a non seulement des répercutions sur les relations au sein du couple mais également au niveau de la psychologie de la femme.

 

SECHERESSE VAGINALE : ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE

Ce sont les glandes de Bartholin qui permettent de sécréter un liquide incolore, filant et lubrifiant, contribuant à la lubrification du vagin au moment du rapport sexuel.

Ces glandes de Bartholin sont situées de part et d’autre de la moitié postérieure de l’orifice du vagin. La sécrétion émise arrive au niveau de l’appareil sexuel par l’intermédiaire du canal excréteur, émergeant entre les petites lèvres. A noter que les glandes de Skene peuvent également, chez certaines femmes, provoquer des sécrétions, parfois très abondantes. Mais ces glandes ne sécrètent que lors de l’orgasme féminin. Elles n’entrent donc pas dans le cadre de notre problématique liée à la secheresse vaginale.

Il faut noter que les sécrétions des glandes de Bartholin sont liées à l’excitation sexuelle.

 

SECHERESSE VAGINALE : LES CAUSES

La Ménopause est fréquemment citée amis on peut également avoir comme causes des troubles hormonaux, le stress, une abstinence sexuelle prolongée, l’épilation de la vulve, la prise de médicaments et plus particulièrement d’anti-dépresseurs et... une hygiène trop forte, utilisant un savon inadapté.

Pour l’hygiène et l’épilation, les remèdes sont assez simples.

Voyons pour les autres causes de sécheresse vaginale.

 

SECHERESSE VAGINALE : REMEDES ET TRAITEMENTS

Il existe des gels lubrifiants permettant une réhydratation superficielle de la muqueuse du vagin. Ils contiennent de l’acide hyaluronique, du glycérol associé à la vitamine PP. Mais ce n’est qu’un traitement des effets et non des causes.

Il ressort de mes études (recherches documentaires, témoignages de praticiens...) qu’il existe un acide gras permettant aux muqueuses vaginales de "garder" plus de souplesse et donc de limiter les conséquences de la faiblesse des sécrétions des glandes de Bartholin. Il s’agit de l’omega 7, en conjonction avec les Omega 3 et 6.

Pour celles (et ceux !) souhaitant aller plus loin, je vous propose un complément d’information sur les acides gars, les cellules et leur hydratation. Car c’est là que semble reposer la clef des remèdes à la sécheresse vaginale.

Pour aller plus loin... sur la Sécheresse vaginale et ses causes

Tout d’abord un point sur les ACIDES GRAS, LES CELLULES,LES MUQUEUSES ET LEUR HYDRATATION.

Notre organisme est limité par deux types de barrières qui le séparent du monde extérieur : la peau et les muqueuses. La peau et les muqueuses sont constituées de cellules qui ont la même origine(cellules épithéliales), la différence majeure venant de la présence de kératine dans la peau ce qui lui procure un aspect plus rigide et la rend également plus résistante.

Ces cellules ont en commun le besoin d’une hydratation suffisante pour maintenir leur structure et leurs fonctions.

Nous trouvons là un des points clefs pour remédier à la secheresse vaginale.

L’hydratation des cellules est liée au bon fonctionnement de la membrane cellulaire. Celle-ci est constituée essentiellement de lipides, plus précisément des phospholipides. Au sein de ces phospholipides, une ossature de phosphore fixe des acides gras.

La qualité de ces acides gras est essentielle.

Elle conditionne le bon fonctionnement de cette membrane et donc le maintien de l’hydratation adéquate.

Pour revenir à ce qui nous préoccupe : la sécheresse vaginale, il est alors clef, pour hydrater la muqueuse vaginale, de fournir des acides gras. Mais pas n’importe lesquels.

Voyons cela de plus près avec les acides gras.

Les acides gras sont les constituants essentiels des lipides, notamment des triglycérides (présents aussi bien dans l’alimentation et dans nos adipocytes qui servent à les stocker) et des phospholipides qui constituent la membrane cellulaire et le tissu nerveux.

Les acides gras sont composés d’une longue chaîne de carbone au bout de laquelle se trouve un groupement acide.

C’est la nature de cette chaîne qui différencie les acides gras, suivant deux critères : 1-la longueur et 2-la nature des liaisons à l’intérieur de la chaîne carbonée.

La longueur des acides gras varie de 4 à plus de 20. Les acides gras courants ont 16, 18 ou 20 atomes de carbone

Les liaisons entre atomes de carbone sont saturées ou insaturées. Les liaisons saturées ne donnent pas de fonctionnalité spécifique. Les acides gras saturés sont essentiellement brûlés pour produire de l’énergie. Ils entrent aussi dans la membrane cellulaire mais sont facteurs de rigidité. Ils ne doivent donc pas y dépasser une certaine proportion.

Les acides gras insaturés, du fait de la présence de liaisons plus riches en énergie ont des fonctions biologiques spécifiques et donnent aux membranes cellulaires une souplesse nécessaire à l’exercice de ses fonctions.

Parmi les acides gras insaturés, il se trouve 2 familles : - les acides gras monoinsaturés : Omega 7 et Omega 9

  •   les acides gras polyinsaturés, avec les fameux Oméga 3 et les Omega 6.

Faisons maintenant un point sur la membrane cellulaire.

Toutes les cellules sont entourées d’une membrane qui est toujours constituée sur le même modèle : une double couche de phospholipides dans laquelle sont insérées des protéines. Cette structure est douée de propriétés très spécifiques, permettant à la fois le maintien à l’intérieur de la cellule des substances qui lui sont indispensables et la sortie de celles qui sont inutiles ou destinées à d’autres cellules, l’entrée spécifique de tout ce qui est nécessaire en fonction des besoins et l’équilibre des échanges d’eau. Cette fonction très spécialisée et d’une grande précision, n’est possible que si la membrane a la structure adéquate. Lors de sa formation, elle sait quels acides gras elle doit incorporer(c’est l’information génétique qui l’indique), mais elle doit s’adapter à ce qui est disponible. Et lorsque certains acides gras manquent, ils sont remplacés par d’autres.

Peau, Muqueuses, Membranes Cellulaires, Acides Gras... même combat !

La qualité de la structure (et donc de la fonction) de la peau et des muqueuses dépend des membranes cellulaires et est donc limitée par la disponibilité de tous les acides gras nécessaires.

Or il existe des acides gras que le corps est incapable de fabriquer, et qui doivent donc être apportés par l’alimentation. Il s’agit des omega 3 et omega 6. C’est pourquoi ils sont dits "essentiels" car ils doivent être absolument apportés par l’alimentation.

L’expérience a ainsi montré que les complémentations en oméga 6 de haute qualité (Bourrache Onagre) améliore les fonctions de la peau.

Plus récemment, il a été montré que la complémentation en oméga 7 de qualité (huile d’argousier par exemple) améliore une fonction particulière de la peau et des muqueuses, responsable de son hydratation.

Pourquoi les muqueuses, et notamment la muqueuse vaginale devient sèche : Les muqueuses couvrent l’ensemble des cavités internes de l’organisme. Leur bon état est un facteur essentiel de santé.

Le bon état des muqueuses peut être affaibli par divers facteurs : notamment la carence en acides gras insaturés, le stress oxydatif,le vieillissement, divers traitements médicaux (notamment ceux donnés face au cancer), les troubles hormonaux et plus spécialement liés à la ménopause, la pollution environnementale.

Une muqueuse ne fonctionne bien que si elle est suffisamment humidifiée. Le liquide nécessaire à cette humidification provient de glandes exocrines (par exemple les glandes salivaires pour la muqueuse de la bouche et les glandes de Bartholin pour les muqueuses vaginales) et se maintient grâce à la qualité propre de la muqueuse.

Une muqueuse s’affaiblit dès lors que les capacités fonctionnelles de la membrane des cellules épithéliales qui la compose diminuent.

 

Une muqueuse s’affaiblit dès lors que les capacités fonctionnelles de la membrane des cellules épithéliales qui la compose diminuent.

Ces membranes jouent en effet un rôle essentiel dans les échanges qui entretiennent la bonne santé de la muqueuse.

La déshydratation d’une muqueuse, qui conduit à sa sécheresse peut résulter de deux phénomènes :

  •   L’insuffisance de sécrétion liquidienne des glandes exocrines en charge d’humidifier la muqueuse (glandes de Bartholin dans le cas de sécheresse vaginale)
  •   La dégradation des capacités fonctionnelles de la muqueuse qui ne peut plus maintenir son humidité.

Une muqueuse qui se dessèche provoque des sensations désagréables au niveau de la bouche et de la conjonctive. Elle compromet la sexualité lorsqu’elle touche le vagin. Dans tous les cas, elle devient plus fragile et a tendance à s’irriter et devenir le siège d’inflammations.

Nous voici au cœur de notre problématique concernant la secheresse vaginale.

Il ressort que si l’on souhaite combattre les causes de la secheresse vaginale, il est essentiel d’aider les muqueuses à garder leurs capacités fonctionnelles pour qu’elles puissent garder leur humidité. la prise d’omega 3, omega 6 et d’omega 7 semble être une voie à explorer puisque ce sont ces acides gras qui permettent aux muqueuses de garder leur souplesse en ne "perdant" pas les sécrétion liquidiennes.

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